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9 janvier 2026
La vaccination contre le papillomavirus et les méningocoques ACWY proposée dans les collèges
La 3e campagne de vaccination nationale gratuite est en cours dans les collèges. Assurée par les services de prévention santé (SPS) départementaux, elle s'adresse aux élèves de 5e et de 4e, filles et garçons.
Pour rappel, qu'est-ce que le Papillomavirus humain ?
Le Papillomavirus humain, autrement appelé Human Papillomavirus - HPV - en anglais, entre dans la catégorie des infections sexuellement transmissibles. C'est un virus avec 200 génotypes différents, parmi lesquels 12 sont potentiellement cancérigènes.
80 % des personnes sexuellement actives sont contaminées par ce virus, majoritairement au début de leur vie sexuelle. La plupart du temps le virus est éliminé naturellement. Mais dans certains cas, il persistera de façon asymptomatique, provoquant une évolution progressive vers des lésions précancéreuses puis cancéreuses.
Chaque année, 6400 nouveaux cas de cancers, dont la moitié du col de l'utérus, sont dus au Papillomavirus humain. Mais il provoque aussi des cancers de la verge, du canal anal, voire oropharyngés.
Et les méningocoques ACWY ?
Les méningocoques des souches A,C,W et Y causent des méningites graves. En France, les infections graves à méningocoques touchent environ 500 personnes par an. Ces infections concernent majoritairement les enfants, adolescents et jeunes adultes de 0 à 24 ans. Il s’agit de maladies pouvant entraîner la mort et de graves séquelles. Ces infections sont dues à une bactérie, Neisseria meningitidis, principalement des sérogroupes A, B, C, W et Y. Un vaccin existe depuis le 1er janvier 2025 pour ces souches : il est obligatoire pour les nourrissons et recommandé pour les jeunes de 11 à 24 ans.
Pourquoi une campagne de vaccination dans les collèges ?
Cette campagne répond à une commande de l'État qui a souhaité accentuer la lutte contre les cancers liés au Papillomavirus Humain et contre la transmission des méningocoques ACWY pour les jeunes de 11 à 14 ans.
Pour parler du Papillomavirus, en général à cet âge, les filles et les garçons n'ont pas encore de sexualité active. C'est donc le meilleur moment pour leur proposer la vaccination contre le HPV. Elle les protègera de manière optimale, puisqu'ils n'auront pas encore été exposés au virus.
Qui est concerné par cette campagne ?
La campagne est proposée à tous les collégiens de 5e et de 4e scolarisés en établissement public. Elle est également organisée dans les collèges privés volontaires. La vaccination est proposée gratuitement, sans avance de frais, sur autorisation parentale.
Il y a quelques années, on ciblait surtout les filles du fait de la prédominance du cancer du col de l'utérus. Depuis, de nombreuses études scientifiques ont montré que les garçons étaient également porteurs du virus. Ils sont donc potentiellement transmetteurs, et peuvent aussi développer des cancers.
Le virus n'est pas lié au sexe de la personne qui le porte, la vaccination est donc proposée à tous les jeunes. Il est également recommandé de se faire vacciner même si la vie sexuelle a débuté.
Il faut préciser que les élèves de 3e ne font pas partie de la campagne dans les collèges, mais ils peuvent être vaccinés par un professionnel de santé habilité. Entre 15 et 19 ans, la vaccination sera également prise en charge par la Sécurité Sociale, mais il faudra compter trois doses au lieu de deux pour le vaccin HPV. Le vaccin contre les méningocoques ACWY est réalisé en une seule injection.
Comment s'organise la campagne de vaccination au collège ?
Une équipe mobile des Services Prévention Santé du Département se déplace dans tous les collèges concernés. Elle est composée d'un médecin, d'une infirmière et d'une secrétaire. Cela permet de faciliter l'accès aux soins pour toutes les familles, c'est l'un des enjeux de cette campagne.
La communauté éducative, dont les infirmières scolaires, aide aussi l’organisation de la séance dans l'établissement scolaire. Elle gère notamment le lien avec les familles, la prise en charge des élèves et la surveillance post-vaccinale.
Lors de la séance programmée entre janvier et juin, une première (ou seconde) dose de vaccin Gardasil 9® et/ou de vaccin Nimenrix est administrée. La seconde dose de Gardasil 9® et d'autres rattrapages vaccinaux seront administrés l'année scolaire suivante, selon le même calendrier du premier semestre.
Les familles doivent impérativement penser à fournir le carnet de santé de l'enfant et le formulaire d'autorisation, sans quoi la vaccination ne sera pas autorisée.
Les vaccins contre le papillomavirus et les méningocoques ACWY, des vaccins sûrs !
En 2018, tous les pays d’Europe ont introduit la vaccination contre les HPV dans leurs programmes nationaux. Depuis plus de 15 ans, plus de 300 millions de doses ont été prescrites dans le monde. Les surveillances mises en place au niveau international et les résultats d’études spécifiques ont confirmé leur excellent profil de sécurité, reconnu par l’OMS. Aucun lien entre ces vaccins et les maladies auto-immunes (sclérose en plaques, syndrome de Guillain-Barré) n’a été démontré. Aujourd’hui, le vaccin recommandé est Gardasil 9® (dirigé contre neuf virus HPV). Des données cliniques de suivi à long terme ont confirmé l’efficacité de ce vaccin jusqu’à 12 ans après la vaccination. Par ailleurs, son profil de sécurité est bien établi et favorable, tant chez les adolescents que chez les adultes. Pour les méningocoques ACWY, trois vaccins peuvent être utilisés chez l’adolescent : Nimenrix®, Menquadfi ® et Menveo®. Ces vaccins peuvent entrainer une réaction au point d’injection (douleur, rougeur, gonflement) et des symptômes comme de la fièvre, une irritabilité ou un mal de tête. Ces effets sont sans gravité et passagers. Comme pour tous les vaccins, des réactions allergiques graves sont très rares mais possibles. Sources : Santé publique France.
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