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24 août 2021

Samir Vanderbeken veut ramener l'or paralympique !

La France présente, pour la première fois, des joueurs de boccia aux Jeux paralympiques qui débutent ce 24 août, à Tokyo. Samir Vanderbeken, athlète soutenu par le Département du Nord, est le capitaine de cette délégation. Rencontre.

Il ne lui manque que l'or paralympique. Samir Vanderbeken, à 27 ans, a déjà tout gagné. Il est le joueur le plus titré de France dans ce sport de stratégie qui ressemble à la pétanque. Il est devenu champion d'Europe par équipe en 2019 à Séville. Il sera durant, les Jeux paralympiques de Tokyo, le capitaine de la délégation française de boccia. 

Photographie de Samir Vanderbeken devant le symbole des Jeux paralympiques de Tokyo.
Samir Vanderbeken, bien arrivé à Tokyo ce lundi 23 août.

C'est un moment historique. La boccia est une discipline paralympique depuis 1984. La France y participe, cette année, pour la première fois. Elle le doit aux résultats régionaux qu'ont obtenu Samir Vanderbeken et Rodrigue Brenek, lui aussi soutenu par le Département du Nord. Les deux athlètes se connaissent parfaitement : ils s'entraînent dans le même institut de réadaptation, l’ADAPT, à Cambrai.

Une passion plus forte que la myopathie musculaire

Samir Vanderbeken s'est vu diagnostiquer, à 7 ans, une myopathie musculaire. C'est une maladie génétique qui entraîne un déclin progressif des muscles. Chez le petit garçon, elle va vite et l'oblige à utiliser une chaise roulante dès ses 10 ans.

Il est admis, six années plus tard, à l’ADAPT qui propose diverses pratiques sportives. Là, Samir Vanderbeken teste plusieurs sports, dont le foot fauteuil et la sarbacane. Il excelle dans cette dernière : il est six fois champion de France de sarbacane. Mais le niveau est limité aux championnats de France, et je visais plus haut.

Samir finit par trouver celui qui lui convient : la boccia. Il a 16 ans. Le loisir devient vite jeu professionnel. Et le Département du Nord décide de le soutenir.

Un binôme sur qui compter

Dans ce sport qui se pratique en duel, il faut marquer plus de points que son adversaire en un temps déterminé au long de quatre manches. La boccia se joue seul, par équipe de deux, de trois, et parfois en présence d'un binôme valide. Dos au jeu, ce dernier se charge de manipuler le matériel, comme les rampes et les balles, pour les joueurs comme Samir qui ne peuvent plus utiliser leurs bras ni leurs jambes.

Le binôme de Samir, c'est Thomas depuis 10 ans. Ensemble, ils forment un duo infaillible. C’est moi le cerveau et lui les bras, soutient Samir Vanderbeken.

Quand on est dans le sport, on oublie son handicap.

Samir Vanderbeken, capitaine de l'équipe de boccia aux Jeux paralympiques de Tokyo.

Samir s’entraine cinq heures par semaine avec Thomas pour préparer au mieux les Jeux de Tokyo. Mon handicap n’a jamais été un obstacle pour moi, affirme fièrement Samir.

Samir est un jeune homme plein de volonté, confirme Delphine Diot, directrice du pôle médico-social de l'ADAPT. Il est très engagé, déterminé. Il a un mental très fort. Il est capable de grandes choses grâce à ça.

Fou d'Usain Bolt et de Rafael Nadal, il n'a jamais eu peur de se dépasser dans une salle de sport comme en cours pour décrocher son bac Systèmes électroniques numériques. Entouré, toujours, par sa famille, ses rééducateurs et médecins.

Samir Vanderbeken entre en piste en individuel le 28 août à Tokyo. Il concourt également en équipe, avec Rodrigue Brenek. Dans les deux catégories, il vise l'or.

Le soutien départemental aux sportifs de haut niveau

Le Département du Nord a tenu à accompagner des sportifs licenciés dans un club du Nord. Pour les Jeux olympiques, il s'agissait de Violaine Aernoudts (aviron), Wilfried Happio, Cyrena Samba Mayela (athlétisme), Marc-Antoine Olivier (natation), Albane Dubois (voile).

Cette fois, pour les Jeux paralympiques, ce sont donc Samir Vanderbeken mais aussi Rodrigue Brenek (boccia), Dimitri Jozwiski (athlétisme), Christophe Tanche (para-tir), Kévin Le Cunf (cyclisme), Souhad Ghazouani (haltérophilie).

Véritables ambassadeurs du sport dans le Nord, ces athlètes bénéficient entre autre d'une bourse départementale pour les aider à progresser et atteindre leurs objectifs sportifs, dans les meilleures conditions possibles.

Crédits photo : Fédération française de boccia -G.Picout

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