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14 avril 2021

Les communes rurales : un choix de vie qualitatif, plébiscité par les Nordistes

Delphine Léglise est statisticienne à l'Insee, Institut national de la statistique et des études économiques. Elle nous donne son éclairage sur cette population en quête de plus de ruralité.

Quelle est la définition d’une commune rurale selon l’Insee ?

Delphine Léglise : L'Insee parle de communes peu denses et très peu denses. La densité est appréciée par le nombre d'habitants au km2. Il y a 382 communes de ce type dans le Nord, où résident environ 390 000 habitants, soit 15 % de la population.

En quoi les communes rurales sont-elles attrayantes ?

D.L : Beaucoup de jeunes ménages s'y sont installés pour la qualité de vie, l'environnement, des logements plus grands, des jardins que l’on ne trouve pas forcément en ville. C’est ce qui fait l’atout numéro un de ces communes... D'ailleurs, ces 10 dernières années, les communes peu denses et très peu denses ont globalement gagné plus de 10 000 habitants, avec, justement, une surreprésentation des couples avec enfants. Il n'y a que 10 % de personnes seules, contre 15 % au niveau du département.

Les politiques publiques sont-elles cruciales pour soutenir ces communes ?

D.L : Les politiques d'aménagement, notamment menées par le Département, via l'Aide Départementale aux Villages et Bourgs, et l'État, contribuent à l'attractivité des communes rurales et à l'amélioration du cadre de vie des habitants. La généralisation de la fibre numérique est aussi un élément déterminant pour les personnes venues des centres urbains.

Le maintien des services publics contribue-t-il aussi à cet attrait ?

D.L : Bien entendu ! Le développement des Maisons France Services, par exemple, notamment avec le Département et ses maisons itinérantes, sont des facteurs très importants pour assurer cette qualité de vie et rassurer les habitants.

Reste l'épineuse question de l'accès aux équipements médicaux...

D.L : Statistiquement, l'accès aux médecins généralistes ou aux pharmacies est plutôt correct avec une moyenne de 7,6 médecins pour 10 000 habitants dans les communes rurales, contre 9,8 dans l'ensemble du département.

Pour les spécialistes, par contre, nous sommes à moins d'un médecin spécialiste pour 10 000 habitants contre un peu plus de 6 au niveau départemental.

Reste que les efforts fournis par le Département pour la création de maisons de santé pluridisciplinaires en secteur rural, vont dans le bon sens, en permettant un meilleur accès aux soins de proximité aux habitants.

Crédits photo : Dominique Lampla, Philippe Houzé

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