SPORT | MÉTROPOLE
21 septembre 2021

Florian Sénéchal : "Paris-Roubaix, il faut le vivre pour le comprendre"

Il rêve de remporter Paris-Roubaix depuis qu'il est tout petit. Florian Sénéchal sera sur son vélo ce dimanche 3 octobre pour 258 km d'efforts. Il est prêt. Le Cambrésien fait partie des favoris de cette course mythique. Rencontre.

Il s'est donné deux objectifs, cette année. D'abord, participer aux Mondiaux sur route. C'est fait. Florian Sénéchal a récolté une jolie 9ème place. Et remporter Paris-Roubaix.

Il l'a déjà fait une fois. À 18 ans, il est devenu le champion du Paris-Roubaix junior 2011. Florian Sénéchal, né à deux tours de vélo des pavés du Cambrésis, est un cycliste brillant. 

Dans le milieu, on l'appelle "l'animal". Le coureur est tout en force. Il ne cesse de gagner en maturité. À 28 ans, Florian Sénéchal est prêt à faire une belle course, au sein de son équipe belge, la Deceuninck-Quick Step.

Comment vous sentez-vous à quelques jours de la course ?

Florian Sénéchal : Plutôt bien merci ! Les courses importantes arrivent, je suis en bonne condition, réglé comme une horloge. 

Comment se prépare-t-on à Paris-Roubaix ?

F.S : Il y a la préparation physique d'abord. On enchaine plusieurs courses difficiles tout au long de l'année. Pour les championnats du monde et Paris-Roubaix, je me suis préparé en altitude dès le mois de juin. Le tour d'Espagne m'a aussi bien entraîné (il a remporté la 13e étape, première victoire sur un grand tour). Participer à une compétition de ce genre, ça rend plus fort. Enfin la préparation mentale est fondamentale. Se concentrer, dormir correctement... c'est le travail d'une année. Pour Paris-Roubaix il faut aussi très bien connaitre le secteur, le sens du vent, et tester les pavés. 

"Paris-Roubaix, c’est une connerie", clamait Bernard Hinault en 1981. En quoi cette course est si particulière ?

F.S : C'est certain, Paris-Roubaix il faut le vivre pour comprendre. Si on joue de malchance, c'est vraiment l'enfer. C'est une course très piégeuse, c'est très étroit. Il faut être bien placé sur son vélo, bien manœuvrer, rouler bien droit sur les pavés. Il ne faut pas s'affoler, sinon c'est la chute assurée ! Avoir une équipe bien solide autour de soi, ça joue énormément. En tant que Nordiste, j'apprécie particulièrement cette course. Les supporters répondent toujours présents, ça fait chaud au cœur, ça me donne encore plus envie de bien faire.

Chaque coureur a sa course. Ma pression, c'est sur Paris-Roubaix que je la mets.

Florian Sénéchal

Vous êtes né à Cambrai et avez grandi à Troisvilles. Où aimiez-vous pratiquer plus jeune ? Où aimez-vous vous entrainer ?

F.S : Plus jeune je roulais souvent autour de Caudry. Je me suis pas mal entrainé sur les pavés de Solesmes et ceux de la trouée d'Arenberg. J'ai toujours beaucoup de plaisir à pratiquer dans l'Avesnois. C'est la campagne, plein de jolis villages comme Maroilles, c'est vallonné, c'est super pour rouler !

Florian Sénéchal en 5 dates clefs

10 juillet 1993 : Naissance à Cambrai.
2011 : Il remporte Paris-Roubaix juniors.
2015 :  1er Français et 17ème au Paris-Roubaix avec l'équipe Cofidis
2019 : 6ème au Paris-Roubaix avec l'équipe Deceuninck Quick Step
2020 : 1ère victoire dans un grand tour : il gagne la 13ème étape du Tour d'Espagne.

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