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20 novembre 2020

Un jour, une œuvre : Procession de chars sur la place de Meir à Anvers

Chaque jour, nos équipements culturels départementaux vous proposent de découvrir les dessous d'une œuvre. Aujourd'hui, le musée de Flandre nous fait revivre une drôle de procession à Anvers, et nous conte la légende du nom de cette ville maritime.

Illustration
Procession de chars sur la place de Meir à Anvers,1670 Huile sur toile, Cassel, Musée de Flandre

Cette procession d’Anvers, datée de 1670, est la première peinte par Erasmus de Bie. Quelle joyeuse cacophonie ! L’agitation et la présence de dieux antiques ne doivent pas faire oublier qu'il s’agit bien d’une procession religieuse, appelée en Flandre Ommegang, c’est-à-dire « le tour ». Cette fête mêlait sacré et païen.

Au centre de la scène, le dieu grec de la mer et des océans, Poséidon, est juché sur un énorme poisson accompagné d’un dauphin. Derrière eux, un char est tracté par des sirènes. À droite, un trois-mâts accueille des musiciens. Une manière de glorifier la puissance maritime d’Anvers ! À gauche un éléphant, animal ô combien exotique, symbolise à la fois les grandes découvertes et la précarité de la paix. En effet, il est surmonté par la Fortune en équilibre sur un globe.

Plus loin apparaît le géant Druon Antigone. Selon la légende, un terrifiant géant coupait la main droite des navigateurs qui refusait de le payer. Vaincu par un légionnaire romain, sa main est à son tour jetée dans le fleuve, donnant ainsi le nom à la ville « Hand-Werpen » (Antwerpen / Anvers), ce qui signifie en néerlandais « jeter la main ».

Crédits photo : tableau de Erasmus De Bie (Anvers, 1629 - 1675) / photo de l'œuvre : Jacques Quecq d’Henripret

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