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4 septembre 2025
Santé sexuelle des jeunes : une prévention toujours aussi essentielle
En France, les derniers indicateurs en matière de santé sexuelle chez les jeunes sont en berne. Parce que le Nord n’est pas épargné, le Département du Nord et ses partenaires se mobilisent pour renforcer la prévention. Explications.
Chez les ados, le préservatif perd en popularité. Un rapport de 2024 de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) révèle qu’entre 2014 et 2022, la proportion de jeunes de 15 ans ayant utilisé cette protection lors de leur dernier rapport sexuel est passée de 70 % à 61 % chez les garçons, et de 63 % à 57 % chez les filles.
Près d’un tiers des jeunes déclaraient aussi ne pas avoir utilisé de préservatif ou de pilule contraceptive lors de leur dernier rapport sexuel.
Cette situation expose les jeunes à un risque important d’infections sexuellement transmissibles (IST) et de grossesses non désirées (dans le Nord, plus de 9 000 interruptions volontaires de grossesse ont été effectuées en 2023).
Et dans les Hauts-de-France ?
Après un ralentissement drastique en 2020 dû au premier confinement, le dépistage des infections sexuellement transmissibles s’est nettement amélioré entre 2021 et 2023 dans les Hauts-de-France, comme partout dans le pays. Parmi ces maladies décelées, les chlamydioses et la gonococcie sont principalement diagnostiquées chez les jeunes femmes de 15 à 25 ans (données Santé publique France).
Les chiffres confirment également l'augmentation de la proportion des jeunes dans les diagnostics de séropositivité. 18,4% des tests positifs concernaient des jeunes de moins de 25 ans en 2021, contre 15,5% sur la période 2018-2020 (données du COREVIH).
Le Département est pleinement investi dans la prévention de la santé sexuelle des jeunes. Prévenir les infections sexuellement transmissibles et les grossesses non désirées, c’est garantir un avenir plus serein à nos adolescents
Pour la prévention, le Département est là
Dépister et vacciner avec les Services de Prévention Santé
Les Services de Prévention Santé (SPS) du Département n’assurent plus la mission CeGIDD depuis juillet 2024. Cependant, des dépistages d'IST sont pratiqués lors de consultations médico-sociales de prévention, notamment à destination des personnes en situation de précarité ou ayant eu un parcours migratoire. Tout est gratuit, et peut se faire anonymement sur demande. Selon les besoins, des rattrapages vaccinaux peuvent être proposés pour éviter la transmission de maladies et d’infections sexuellement transmissibles (Hépatite B…).
Depuis deux ans, les SPS contribuent aussi fortement à la santé sexuelle des jeunes, en les informant et en leur proposant la vaccination contre le papillomavirus (HPV). En application du plan gouvernemental, ils proposent la vaccination universelle à tous les élèves de 5e , filles et garçons : depuis 2 ans, 800 séances de vaccination ont été organisées dans près de 200 collèges du Nord. 9645 doses du vaccin HPV ont déjà été administrées lors des deux campagnes. À compter de 2026, la campagne de vaccination s’étend, en plus des élèves de 5e aux élèves de 4e.
Les équipes médicales mobiles des SPS proposent aussi aux adolescents des rattrapages vaccinaux : en 2025, 700 doses ont été administrées.
Le Camion Nord Prévention vient à votre rencontre
Avec le Camion Nord Prévention, les SPS agissent aussi tout au long de l’année pour sensibiliser aux cancers féminins (du sein et du col de l’utérus), en proposant notamment la vaccination contre l’HPV. Depuis son lancement en 2023, près de 30 actions ont été menées dans différents territoires du département, et 2000 personnes ont été sensibilisées.
Accueillir et orienter dans les Centres de santé sexuelle
Dans les Centres de santé sexuelle (CSS), une équipe de professionnels de santé propose à tous les Nordistes, mineurs ou majeurs, des informations et des consultations médicales en lien avec la vie affective et sexuelle, de manière confidentielle si besoin. Ainsi les dépistages des IST sont systématiquement proposés aux publics reçus ainsi qu’à leurs partenaires sexuels.
Sur place, pas d'avance de frais : le remboursement est effectué directement par la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) sur présentation de la carte vitale. Les consultations sont gratuites pour les personnes demandant le suivi dans le secret, et les personnes sans couverture sociale.
En 2024, sur près de 30 000 consultations médicales réalisées par les Centres de santé sexuelle du Nord, 4000 (14%) l’ont été pour un suivi de mineurs. Au total, 8724 personnes de moins de 26 ans ont été reçues en consultation médicale l’année dernière.
Trouvez le centre le plus proche de votre domicile sur cette carte :
Soutenir l'éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité
En lien avec le programme d’Éducation à la vie affective relationnelle et sexuelle (EVARS) de l’Éducation nationale, le Département met à disposition des conseillers conjugaux et familiaux, et/ou des éducateurs de ses centres de santé sexuelle pour intervenir auprès des collégiens de 4e ou 3e.
Pour l’année scolaire 2023-2024, ces professionnels ont dispensé 3 500 séances d’Éveil à la Vie Affective et Sexuelle, dont 3000 en établissements scolaires au bénéfice de 37 151 élèves.
Communiquer pour rappeler l'importance du préservatif
Pour ne pas baisser la garde, le Département déploie des moyens de communication pour encourager le port du préservatif. Vous croiserez sans doute cette campagne de communication le long des routes, ou dans l'un des points d'accueil départementaux.

Où trouver des préservatifs ?
Depuis 2023, toutes les pharmacies distribuent gratuitement des préservatifs au moins de 26 ans (pour les moins de 18 ans, il suffit de donner son âge au pharmacien. Pour les 18-25 ans, en plus de son âge, il faut présenter sa carte vitale). Dans les collèges et les lycées, la plupart des infirmeries en donnent également sur demande.
Pour toute personne, quel que soit son âge, on peut également trouver des préservatifs gratuits : dans les centres de dépistage, dans les associations de lutte contre le VIH/sida, dans les centres de Santé Sexuelle, dans les centres médico-sociaux, dans les missions locales, dans les points écoute-jeunes, dans les centres d'animation ou les MJC, auprès de certains travailleurs sociaux, et dans les services hospitaliers concernés.
Crédits photo : Istock
