Éducation Collèges | Avesnois
19 mai 2025
Sains-du-Nord : le collège Jean-Rostand sur la voie des économies
Après un peu plus de huit mois de fonctionnement post travaux, l’établissement sainsois affiche des premiers résultats prometteurs en matière de performance énergétique. Des chiffres intéressants mais à prendre avec précaution.
Pendant un peu moins de deux ans (novembre 2022 - août 2024), le collège Jean-Rostand à Sains-du-Nord a bénéficié de travaux de rénovation énergétique engagés par le Département. Total de l’opération : 4,8 millions d’euros TTC.
Depuis la livraison du chantier, fin août 2024, l’établissement nordiste peut déjà mettre en avant une baisse significative de ses factures de gaz et d’électricité conjuguées à la baisse des prix après la forte période d’inflation. Pour les trois premiers mois de l’année 2025, les plus représentatifs en termes de consommation d’énergie, les compteurs ont affiché une consommation de 174 559 kWh en gaz, soit une baisse de près de 27% par rapport à la même période en 2024.
Du côté de l'électricité, le collège a relevé une diminution comparable, avec une consommation de 48 496 kWh de janvier à mars 2025, contre 66 692 kWh sur ces mêmes mois en 2024. Des chiffres qui ne sont toutefois qu'une indication puisque le collège était encore en chantier l'année dernière.
Ces travaux s’inscrivent dans un programme de rénovation énergétique pour quatre collèges sur un montant total de 28 millions d’euros, un programme pour la réussite de la Sambre-Avesnois ! J’en ai fait le pari avec le président de la République : nous allons changer l’Avesnois. Nous investissons, et nous continuerons d’investir, pour donner les mêmes chances à tous les enfants quel que soit leur lieu de vie !
Nous voulions faire des collèges du Nord des ambassadeurs de la transition écologique. Cette réhabilitation démontre que nos engagements ont été tenus avec un niveau de performance très important. L’écologie dans le Nord, c’est du concret pour le quotidien des habitants.
Premiers résultats à l'automne 2025
Il faudra attendre l'automne 2025 pour disposer de résultats fiables et mesurables sur une année pleine concernant le réel impact en termes d’économies d’énergie et d’adaptation thermique des bâtiments.
Pour les obtenir, toute l’isolation de l’établissement a été refaite, avec un nouveau bardage de briques venu recouvrir ses murs. Les menuiseries ont été changées, comme les installations de chauffage, et l’intégralité des ampoules a été remplacée par des LED. Les premiers résultats fiables et mesurables seront néanmoins accessibles et connus à l’automne 2025, soit un an après la livraison des travaux et une pleine année de consommation.
Pour davantage de confort, on rappellera l’aménagement de deux ascenseurs pour faciliter le déplacement des personnes à mobilité réduite (PMR), et l’agrandissement du collège avec une nouvelle salle polyvalente. On notera aussi la création, au niveau du rez-de-chaussée du bâtiment principal, d'un foyer des élèves, d'une salle de classe supplémentaire et d'une salle de permanence.
Jean-Rostand, qui accueille actuellement un peu plus de 200 élèves, peut en recevoir près de 400. Pour donner envie d’habiter l’Avesnois, il faut notamment des collèges de qualité qui ne soient pas exclusivement dans les grandes villes
, souligne Christian Poiret, président du Département. Aujourd'hui, l'établissement offre un bien-être ressenti dans ses locaux grâce à cette rénovation. Celle-ci permet désormais d'avoir des températures agréables dans les salles de classe à chaque saison.
28 millions d’euros injectés pour la rénovation de quatre collèges de l’Avesnois
Le collège sainsois n’est pas le seul à avoir été réhabilité au cours de ces deux dernières années. Le Département a aussi engagé des travaux de rénovation énergétique dans les deux établissements de Fourmies (Joliot-Curie et Léo-Lagrange) et celui de Solre-le-Château (Le Solrézis). Au total, 28 millions d’euros ont été investis pour leur rénovation. Cette opération doit contribuer au pacte pour la réussite de la Sambre-Avesnois-Thiérache (SAT), dans lequel l’État participe à hauteur de 6 millions d’euros.
Crédits photo : Cédric Arnould

