Emploi
22 mai 2025

Belgique : "les opportunités d’emploi sont là !"

Renaud Harel, coach emploi à la Maison Nord Emploi de Lille, accompagne les allocataires du Revenu de Solidarité Active dans leur quête d'un job de l’autre côté de la frontière. Il nous dit tout sur l’emploi en Belgique.

Avec 53 000 postes à pourvoir en Belgique, l'emploi transfrontalier est une aubaine pour les Nordistes. 

Il y a du travail en Belgique pour les travailleurs français ?

Renaud Harel : Oui, les offres d’emploi sont là ! Malgré l’apparition de l’intelligence artificielle et de robots qui sont testés depuis 6 mois dans certaines usines pour des tâches basiques. À côté de ça, les boîtes belges ont un vrai besoin de recruter des salariés opérationnels sur des emplois manuels principalement. Le marché belge est exigeant mais il attire beaucoup tout de même : le gros avantage de la Belgique, ce sont les salaires… Là-bas, on peut gagner plus de 15€ de l’heure.

Qui peut candidater ?

R.H. : Les personnes très travailleuses, souples aussi, prêtes à être appelées du jour au lendemain pour une mission. Il faut bien sûr être mobile pour se rendre là où il y a le plus de travail : à Tournai et Courtrai, du côté de Comines, dans la campagne autour de Ypres ou plus près de la côte vers Furnes et Ostende. Il faut également faire preuve de flexibilité sur les horaires de travail. Et puis être déterminé pour construire son parcours d’insertion professionnelle. 

Quels secteurs d’activité recrutent le plus ?

R.H. : Les métiers très en tension sur lesquels la Flandre a du mal à trouver des candidats : l’agroalimentaire (volaille, boulangerie,…) l’horticulture, le BTP, les transports, le gros œuvre, la logistique… Ce sont principalement des opérateurs de production qui sont recherchés. La Belgique est particulièrement réputée pour ses unités de production.

Quels sont les profils recherchés par les employeurs belges ?

R.H. : Surtout des candidats à l’habileté manuelle. C’est le fil rouge des emplois là-bas. Et au-delà des compétences requises pour des postes précis, les entreprises belges cherchent un certain savoir-être. Des salariés fiables, réactifs, ponctuels, pragmatiques et productifs, quel que soit le domaine. Et des personnes qui ont le goût du travail aussi, et du travail bien fait.

Des petits trucs à savoir quand on se lance en Belgique ?

R.H. : Les entreprises belges ne proposent pas de périodes d’essai car elles sont interdites par la loi. Elles utilisent l’intérim pour tester les salariés. Donc, décrocher une mission d’intérim là-bas, c’est bon signe ! Cela veut dire que l’entreprise investit sur vous et croit en votre avenir professionnel. Il faut savoir gravir les échelons, se faire sa place parmi les autres travailleurs et au sein de l’entreprise.

Quels coups de pouce apportez-vous à l’insertion professionnelle des français ?

R.H. : Les coachs emploi des Maisons Nord Emploi accompagnent les allocataires du RSA dans leur recherche de travail et distillent des conseils avisés. Nous informons les candidats sur les profils recherchés et nous leur donnons des informations utiles pour faciliter leur acculturation sur le marché professionnel belge : comment fonctionnent les impôts, la sécurité sociale, la mutuelle… Et rassurez-vous, pas besoin d’apprendre le flamand pour travailler en Belgique !

Quels conseils donneriez-vous aux candidats qui hésitent ?

R.H. : De découvrir les employeurs et d’oser se lancer ! Les entreprises belges organisent souvent des portes ouvertes pour que les futurs salariés puissent se projeter. Ils sont accueillants, sérieux et travailleurs. De quoi s’épanouir professionnellement !

Crédits photo : Cédric Arnould

  • Doriane BÉCUE
    Conseillère départementale - 1ère Vice-présidente en charge du Retour à l'emploi et de l'insertion

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