HANDICAP, SÉNIORS | TOUT LE DÉPARTEMENT
16 septembre 2020

Aide à domicile : un métier de proximité

Jérémy Bernard, aide à domicile, raconte son quotidien auprès de Christian, l'une des personnes qu'il aide. Son métier, qu'il exerce avec beaucoup d'autonomie, lui apporte de belles rencontres et la satisfaction de se sentir essentiel aux autres.
[Voix off] Tous les matins Jérémy, auxiliaire de vie à domicile, se rend chez Christian. Il vit dans cette maison peuplée de souvenirs avec son animal de compagnie "Fifi le pigeon". Sa maison, Christian ne la quitterait pour rien au monde, et c'est grâce au travail de Jérémy qu'il peut y rester.
[Jérémy Bernard] J'interviens généralement entre 1h45 et 2 heures, le matin. On fait la toilette, je fais pédiluve, capiluve, le rasage, désépaissir le bouc. On prend le petit déjeuner de temps en temps ensemble, ensuite préparation du repas du midi. Tous les mercredis midis, on mange ensemble donc une semaine Monsieur a voulu payer le repas, et l'autre semaine c'est moi qui paye le repas.
[Voix off] Jérémy peut organiser comme il le souhaite son emploi du temps grâce à la méthode mise en place par son employeur, le Service d'Aide à Domicile VIVAT.
[Jérémy] On travaille en équipes autonomes. On a toujours une coordinatrice médico-sociale qui gère tout ce qui concerne les nouvelles personnes aidées arrivantes, ou soucis avec un client. Ensuite, on est sectorisé, donc ça c'est un grand avantage. Je travaille essentiellement en bus, le plus loin c'est Monsieur, donc il est à moins de 4 km de mon domicile. L'avantage de cette méthode, c'est qu'il n'y a pas 50 000 interlocuteurs. Si Monsieur a besoin de soins pédicures, j'ai le téléphone du pédicure, j'appelle le pédicure, il me dit "je peux passer demain", je dis "ok pas de problème", le rendez-vous est pris, c'est fait !
[Voix off] Une autonomie et une proximité qui bénéficient à la fois à l'aidant et à la personne aidée. Au fil du temps, une réelle complicité s'est créée entre Jérémy et Christian. On va nous dire "oui, dans votre métier il faut faire la part des choses", mais au bout de 5 ans, c'est même plus une personne aidée, pour moi, je ne vais pas dire qu'il fait partie de ma famille, mais c'est tout comme.
[Christian Degraeve] Il ne vient pas se promener, il vient travailler, puis il est rudement gentil, il travaille rudement bien, ça c'est sûr, j'en veux pas d'autre ! Ah oui, il est comme un père.
[Musique]

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