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4 mars 2026

Ni parent, ni prof : le rôle essentiel du mentor auprès des jeunes protégés

Lucie et Nicolas se sont tous deux engagés bénévolement auprès de l'association Proxité pour devenir mentor auprès d'un jeune confié à l'Aide sociale à l'enfance. Une expérience qui marque durablement la vie de ceux qu'ils accompagnent...et la leur.

Un mercredi soir dans une salle de coworking à Lomme. Lucie, cheffe de projet pour une filiale de la SNCF, retrouve Mamadou, 17 ans. Depuis cet été, elle accompagne le jeune homme dans ses devoirs et ses recherches de stage. Je suis en formation pour devenir menuisier et j’ai des difficultés en maths. Mes éducateurs m’ont parlé du mentorat. Avec Lucie, je progresse beaucoup, elle m’explique bien et elle me donne des exercices, elle m’encourage, explique-t-il.

Toutes les semaines, ils passent une ou deux heures à travailler, mais aussi à discuter de tout et de rien. De la vie. Je cherchais une manière différente de m’engager et de transmettre. J’ai trouvé l’association Proxité grâce au site je veux aider et j’ai appelé, tout simplement, raconte Lucie.

Pour Nicolas, commercial dans une entreprise située juste à côté, c'est en assistant à une réunion d'information organisée sur son lieu de travail qu'il a connu l'association. J'ai tout de suite adhéré à leur état d'esprit, à cette forme d'engagement citoyen à la fois souple et qui peut aussi faire une réelle différence, explique le jeune homme. 

Un point d'ancrage dans le quotidien des jeunes

Après un entretien pour affiner leurs motivations, détailler leurs disponibilités et leur proximité géographique, l’association a réalisé un matching avec les besoins des futurs mentorés. Les binômes peuvent aussi se voir dans des lieux différents, voire en distanciel si besoin. Une souplesse d'organisation très appréciée par Nicolas.  Cet engagement a un réel impact. Une heure par semaine, ce n'est pas rien, c'est un point d'ancrage dans le quotidien des jeunes. Mais pour moi c'est un engagement fluide, sans pression. 

Formations à distance pour les mentors, temps collectifs conviviaux et ateliers numériques pour les mentorés, les binômes ne sont jamais seuls dans cette expérience. J’ai suivi une formation gratuite dispensée par Proxité, sur la manière d’interagir avec les jeunes car ils ont souvent connu un parcours difficile. On nous conseille sur la posture à adopter : on n’est ni prof ni parent , précise Lucie. Un accompagnement qui se prolonge pendant toute la durée du mentorat (le plus souvent un an reconductible).  Nous faisons des points réguliers après plusieurs séances et deux bilans, l'un au bout de six mois et l'autre au bout d'une année. Nous sommes aussi disponibles à tout moment pour échanger, précise Manon Brun, chargée de mentorat chez Proxité. 

Avec pour chacun, un vrai lien qui s’installe au fur et à mesure des séances. C’est vraiment chouette de donner de son temps et de se décentrer. On est focalisé sur ce qu’on peut apporter, mais au final, on reçoit tout autant , constate Lucie. Mamadou en est déjà convaincu : J'ai encore plus confiance pour mon avenir. C'est un soutien important. J'en ai parlé à mon colocataire et lui aussi maintenant, il a trouvé son mentor .

Je veux devenir mentor

Vous pouvez contacter l'association Proxité par téléphone au 07 66 26 82 18 ou par mail : [email protected]
Découvrez d'autres informations sur la page du Département dédiée au mentorat

Crédits photo : Laurent Iwasiuta

  • Marie TONNERRE-DESMET
    Conseillère départementale - Vice-présidente en charge de l'Enfance, la famille et la jeunesse

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