JEUNESSE ÉDUCATION | VALENCIENNOIS
19 juillet 2021

Le collège d'Aulnoy-lez-Valenciennes poursuit sa métamorphose

Les bâtiments du collège Madame D’Épinay ne prennent pas de vacances cet été. Nouvelle salle de permanence, installation d’un ascenseur et d’une passerelle entre ses deux bâtiments. De plus en plus attractif, l’établissement sera aussi plus inclusif.

Ce n'est pas faute d'entretien, mais le collège d'Aulnoy-Lez-Valenciennes a vieilli. Les familles, peu à peu, avaient même commencé à inscrire leurs enfants dans des établissements privés.

Il accueillait 800 élèves quand j'ai passé le concours pour devenir chef d'établissement. Quand je suis arrivée, en 2017, il n'y en avait plus que 350. Aujourd'hui, nous sommes remontés à plus de 460 collégiens.

Anne-Lise Dufour-Tonini, principale du collège Madame D'Épinay

Le Département a commencé par le ravalement de la façade. Les parents ne font désormais plus demi-tour lorsqu'ils font un repérage avant les inscriptions, souligne Anne-Lise Dufour-Tonini. Il a, ensuite, rénové et mis aux normes la cantine.

Cet été et jusqu'en octobre, les ouvriers sont à nouveau à pied d'œuvre. Ils ont pour mission de créer, au rez-de-chaussée du bâtiment principal, une salle de permanence et de nouveaux sanitaires pour les filles. Un investissement de 504 601€.

Tout est fait pour que les enfants travaillent dans des conditions remarquables, souligne Marie Cieters, vice-présidente du conseil départemental chargée de l'éducation et des collèges, elle-même ancienne élève de Madame D'Épinay. Des locaux plaisants et de qualité contribuent à ce qu'ils apprennent mieux.

Faciliter le déplacement des élèves

Le collège d'Aulnoy-Lez-Valenciennes a aussi une spécificité. Quasiment toutes les salles de cours se trouvent au premier étage de ses deux bâtiments. Cet aménagement complique l'accueil des élèves à mobilité réduite. 

Le Département va changer la donne en faisant installer, dès cet été, un ascenseur mais aussi une passerelle pour relier les bâtiments. Cette liaison est plus qu'un symbole.

Dans l'annexe étudient surtout les élèves de classe ULIS (Unité localisée pour l'inclusion scolaire). Ils pourront, grâce à cet aménagement, avoir davantage de cours dans le bâtiment principal, parmi les autres collégiens, et non plus à côté. 

Des travaux durables

L'an prochain, la cour du collège sera, elle aussi, en travaux. Elle n'offre aux élèves qu'un léger préau pour les abriter de la pluie et peu de solutions pour se protéger du soleil lorsque vient l'été. Elle sera refaite dans une optique durable, tout comme la toiture du collège.

Grâce à la politique Nord Durable, 75 millions d'euros vont permettre d'améliorer qualitativement le parc des collèges tout en permettant de diminuer les consommations d'énergie. C'est une priorité pour nous qui sommes gestionnaires des collèges publics, et pour moi qui souhaite être sur le terrain, au plus proche d'eux pour les accompagner et les aider.

Marie Cieters, vice-présidente du conseil départemental chargée de l'éducation et des collèges

Le nouveau toit terrasse permettra de mieux conserver la chaleur lorsqu'il y en a besoin, et de faciliter l'écoulement des eaux de pluie.

L'éclairage sera, lui aussi, modernisé grâce à l'emploi de LED. Cette dernière étape de rénovation représente une enveloppe de 510 000 euros pour l'aménagement paysager, d'1120 000 euros pour la réfection de la toiture.

C'est un investissement pour le Département, mais c'est surtout un investissement pour l'avenir, note Anne-Lise Dufour-Tonini. Quand je vois que trois de mes anciens collégiens ont obtenu plus de 20 de moyenne au baccalauréat, cette année, je me dis que tout est mis en œuvre pour tirer nos élèves vers le haut.

"Uncolab", le fabuleux laboratoire du collège

Il se niche dans le bâtiment annexe. À côté de la salle d'informatique, des ateliers Habitat et Hygiène, alimentation, service. Le laboratoire de fabrication du collège est une pépite. 

On a investi dans une imprimante laser, précise Patrick Vanhoutte, directeur adjoint chargé de la Section d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA). On aimerait avoir une imprimante 3D et un écran numérique interactif. Tout s'organise pour l'inauguration des locaux en septembre.

Le nom est déjà choisi : Uncolab. Un, pour montrer que c'est une première, Co pour dire que c'est collaboratif, et Lab pour laboratoire, détaille le directeur adjoint. L'endroit où on essaie d'apporter une solution à chaque problème. Un partenariat est, également, déjà noué avec l'Université polytechnique des Hauts-de-France. Il permettra aux étudiants d'utiliser le laboratoire Uncolab, aux élèves de SEGPA de travailler dans celui de l'université. Et comme nos élèves ont du savoir-faire, les étudiants pourront même leur passer commande, se réjouit Patrick Vanhoutte.

Crédits photo : Département du Nord -P. Houzé

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