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16 mars 2026

Être mentor et étudiant : c'est possible !

Elles ont une petite vingtaine d'années, mènent de front études, activités et parfois un travail. Malgré cet emploi du temps bien rempli, elles ont choisi de s'engager avec l'AFEV comme mentor auprès d'un enfant protégé. Rencontre avec Salma, Myrtille et Juliette, pour qui créer du lien est une seconde nature.

Comment avez-vous entendu parler du mentorat ?

Salma : J'ai découvert l'AFEV (Association de la fondation étudiante pour la ville) lors d'une réunion d'information à l'IRTS (Institut régional du travail social) de Loos où j'étudie pour devenir éducatrice spécialisée. L'association a présenté ses différentes activités, dont le mentorat auprès de jeunes en difficulté scolaire ou confiés à l'Aide sociale à l'enfance. J'ai tout de suite adhéré.

Juliette : Moi c'est une amie de mon master de droit public qui m'en a parlé. On est allées à une réunion de l'AFEV et j'ai été convaincue. Avant, je faisais partie d'une association qui aidait les jeunes mais ce n'était pas pareil car le lien n'était pas individualisé. Dans le mentorat, la relation personnalisée fait toute la différence.

Aviez-vous des craintes avant de vous lancer ?

Myrtille : Je me suis interrogée sur mon organisation, ma disponibilité. Si je m'engage, ce n'est jamais à la légère. Finalement, c'est vraiment souple car l'AFEV prend en compte notre situation géographique. Je peux aménager mes semaines en fonction de mes cours de psychologie, tout en gardant un lien régulier et durable avec la jeune fille que je mentore. 

Salma : Comme Myrtille, j'avais peur de ne pas avoir assez de temps car je travaille en plus de mes études. Mais mes craintes sont très vite retombées après le matching et la première rencontre !  Je m'interrogeais aussi sur ma posture, sur la manière d'interagir avec le jeune. Dans mes études, on a un positionnement de professionnel. Là, c'est un lien différent. C'est spontané, ce n'est que du plaisir. 

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De gauche à droite : Myrtille, Salma et Juliette

Parlez nous du jeune que vous accompagnez et du lien qui vous unit...

Juliette : Je le vois toutes les semaines, le plus souvent le mercredi après-midi. Il a 12 ans et est en classe Ulis (Unité localisée pour l'inclusion scolaire). On fait 30 minutes de devoirs et après c'est 1h30 de fun ! On cuisine, on se balade. J'essaie de lui proposer des activités qu'il ne fait pas dans son quotidien. On est allés voir une expo sur les Lego® et il m'a même réconciliée avec la piscine ! L'AFEV nous donne une petite enveloppe budgétaire pour financer les sorties, sans tomber dans la consommation. On peut aussi participer à des activités communes organisées par l'association.

Salma : J'accompagne un petit bout de six ans qui est en maison d'enfants. C'est une petite boule d'amour ! Je viens le voir au foyer deux à trois heures par semaine. On fait des activités créatives comme des bracelets, des jeux de société, du ballon, et des sorties au ciné ou au parc. C'est une vraie relation de confiance qui s'est installée. Je le vois évoluer dans son environnement, je lui pose beaucoup de questions. 

Myrtille : J'ai commencé mon mentorat en octobre avec une jeune fille de 14 ans. On a eu une formation avec l'AFEV en distanciel sur la protection de l'enfance pour comprendre les enjeux et savoir comment se positionner. On pourrait penser qu'avec un ado c'est plus compliqué, mais non ! Il faut trouver des points d'accroche et aller les chercher. Elle se livre un peu plus au fur et à mesure de nos rencontres. C'est une sportive et elle aimerait qu'on fasse du badminton ou du ping-pong. Alors, moi aussi je m'y mets et ça fait une pause dans mes études. 

Que vous apporte cet engagement ?

Salma : C'est tellement cool de se sentir utile pour quelqu'un. On reçoit énormément. Je ne pourrai plus faire sans.

Myrtille : On apprend beaucoup sur soi, ça nous fait grandir aussi ! On rencontre d'autres mentors, on peut échanger sur nos expériences, c'est très enrichissant.

Juliette : Ça me donne plein d'énergie ! Je n'ai jamais la flemme d'aller le voir, je n'ai pas à me motiver : l'accompagner est un moteur. On joue un vrai rôle et ils nous le rendent au centuple. Ça nous responsabilise aussi : chacun peut agir à son échelle. 

Vous êtes étudiant et souhaitez être bénévole auprès d'un jeune confié à l'Aide sociale à l'enfance ?

Contactez l'AFEV des Hauts-de-France  : 31, Chemin des visiteurs, 59 650 Villeneuve d’Ascq
Mail et téléphone :  [email protected]  tél.:+33 6 28 58 34 46 et [email protected] tél.: +33 6 28 66 94 45      

Crédits photo : Cédric Arnould

  • Marie TONNERRE-DESMET
    Conseillère départementale - Vice-présidente en charge de l'Enfance, la famille et la jeunesse

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