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26 mai 2026
Concours "Archéo-défi !" 2026 : découvrez les lauréats
Tous les deux ans, le Service archéologie et patrimoine du Département organise un concours à destination des collégiens pour favoriser la découverte ludique du patrimoine archéologique départemental. Les collèges Louis-Pasteur à Somain et Robert-Desnos à Masny remportent cette 7e édition.
Catégorie 6e/5e
Lauréat : classe 502 Marchand, collège Louis-Pasteur (Somain)
Les élèves de cette catégorie devaient rédiger un texte d'une à deux pages sur un sujet en lien avec l'archéologie, l'Antiquité et le Moyen Âge.
Les grands gagnants, la classe de 502 Marchand du collège Pasteur de Somain, encadrés par Mme Potiez et M. Grandel, ont imaginé l’histoire intitulée "Un jour pas comme les autres au château de Potelle". Leur récit retrace les différentes étapes de la construction du château voulu par le seigneur Willes de Mortagne afin de protéger sa famille et les habitants de ses terres. Une plongée vivante et immersive au cœur du Moyen Âge, ponctuée par le récit de la fête inaugurale de l’édifice.
Un jour pas comme les autres au château de Potelle
En 1290, dans la vallée des Hauts de France, le mariage d’un jeune seigneur nommé Willes de Mortagne venait d’être célébré avec dame Marie. Sa famille possédait des terres proches du Quesnoy.
En guise de cadeau de mariage, une parcelle de terrain sur la commune de Potelle leur fut offerte.
C'est à cet endroit que le couple décida de construire un château qui viendrait, dans les années à venir,
accueillir leur propre famille.
Willes voulait un château unique pour sa famille. Le terrain offert était plat, entouré naturellement par une eau abondante qui permettrait d’alimenter de larges douves. Cela devrait être un endroit sécurisant et abrité afin de contrer les attaques d’ennemis. Des passages secrets seraient également nécessaires.
Un beau matin d’été, alors qu’ils se trouvaient dans la grande salle du manoir familial, Willes de Mortagne s’adressa à son épouse avec un mélange d’enthousiasme et de sérieux :
- « Ma bien-aimée, » dit-il en s’approchant de Marie, « je vais me rendre sur le terrain de
Potelle pour voir l’avancée des travaux. Les murailles de notre futur château commencent à se dresser,
et je souhaite m’assurer que tout est conforme à notre projet. »
Marie lui répondit que pendant ce temps elle irait au village afin de visiter leurs gens. Ils se quittèrent,
Willes déposant un délicat baiser sur la joue de son épouse.
Alors qu’elle se trouvait au village, Marie se rendit au médecin car son état de fatigue était extrême. Le médecin lui annonça une bonne nouvelle : leur famille allait s'agrandir. Marie s’empressa de rentrer au château de sa belle-famille afin d’en faire l’annonce à Willes dès qu’il serait rentré du chantier.
Après un trajet à cheval d’une vingtaine de minutes, le seigneur Willes arriva sur le chantier du château. Les travaux avaient commencé au printemps. Très vite, le chantier s’était animé : des maçons, des charpentiers et des ouvriers s’affairaient du lever au coucher du soleil. Willes aperçut au loin Édouard le Maistre, son chef de travaux, et s’approcha.
- « Bien le bonjour Édouard, comment avancent les travaux ? » demanda le seigneur en observant les échafaudages en bois.
- « Très bien, mon seigneur. Les fondations sont solides, et les premiers murs rectangulaires commencent à former la cour intérieure, » répondit le maître d’œuvre. Willes hocha la tête, satisfait.
Édouard poursuivit : « Comme nous en avions discuté lors de la réalisation des plans, à l’endroit où nous nous trouvons, se trouvera une grande cour agrémentée de plusieurs tours circulaires et de tours d’angles, comportant quelques meurtrières, qui permettront d’avoir une vue dégagée sur les alentours pour parer à d’éventuelles attaques. Le pont-levis ainsi qu’une douve d’environ cinq mètres de profondeur et un donjon contenant deux cachots viendront parfaire la sécurité du château. »
Le seigneur observa un groupe de maçons au travail qui manipulaient des marteaux et des massettes pour ajuster les pierres, ainsi que des truelles qui permettaient d’étaler le mortier qui liait tout l’ouvrage. Un peu plus loin, des charpentiers façonnaient de grandes poutres en bois massif. Le regard du seigneur se tourna vers une étrange machine en bois.
- « Et cette grande roue ? » l’interrogea-t-il.
- « C’est une roue à écureuil, mon seigneur. Un homme marche à l’intérieur pour soulever de lourdes charges grâce aux cordes en chanvre et aux poulies. Sans elle, impossible de hisser les pierres ou encore des poutres jusqu’en haut des murailles ou du donjon, » expliqua Édouard le Maistre.
Willes de Mortagne remercia son chef de travaux pour l’ensemble des informations données et le travail fourni, et regagna le manoir de ses parents.
Après de longs mois de travail, le château de Potelle était enfin terminé et, à l’intérieur des murs, le logis seigneurial avait désormais pris vie. Pour célébrer cet événement, le seigneur décida d'organiser un grand banquet. Tous les habitants attendaient cette fête avec impatience.
Un matin de juin 1291, très tôt, le château était en pleine agitation. Les serviteurs préparaient la grande salle. Ils installaient de longues tables en bois. Les cuisiniers s’afféraient. L'air était chargé d'odeur de viande et de poisson grillés.
Peu à peu les invités arrivèrent. On voyait des chevaliers, des dames richement habillées, des seigneurs voisins, les artisans qui avaient participaient à la construction mais aussi les habitants du village. Tout le monde voulait découvrir le nouveau château. Les murs étaient décorés de tapisseries, celles-ci avaient été brodées par Marie et ses amies, et de torches, ce qui rendait la salle magnifique.
À 11h, tout le monde était arrivé. La fête allait donc pouvoir commencer. Le seigneur de Potelle se leva et souhaita la bienvenue à chacun par ces mots : « Merci à toutes et à tous d’avoir répondu à notre invitation. Aujourd’hui, nous inaugurons notre château et votre présence nous réjouit. Un jour, je l’espère, ce château reviendra à mon fils, Gilles, né il y a à peine six mois. Cette demeure servira à tous nous protéger. Maintenant, chers amis, place au dîner ! ». Gilles gazouilla à cet instant. Une étincelle de fierté brillait dans les yeux de Willes de Mortagne. Ils se sentaient tous enfin en sécurité derrière l'épaisseur de ses murs et de ses remparts impénétrables.
Après ce discours, les convives furent invités à s’asseoir et le menu fut énoncé. Au milieu de la table,
le banquet resplendissait : il y avait du cerf, du sanglier, des faisans, du bœuf et des poissons accompagnés de divers légumes et de cèpes, suivis de plateaux de fromages. À l’époque, les seuls couverts étaient un couteau et un verre. On mangeait sur une tranche de pain, on y plaçait les aliments que l’on dégustait avec les mains, puis à la fin du repas, la tranche de pain était également consommée.
Le repas se déroulait bien. L'ambiance étaient joyeuse. Les invités mangeaient, riaient et discutaient ensemble alors que des jongleurs, des acrobates et des joueurs de flûtes et de vielles divertissaient l'assemblée.
Lorsque le plat principal fut terminé, tout le monde se dirigea à l’extérieur, dans la cour du château, afin d’admirer le dompteur d’ours et le cracheur de feu faire leur numéro pour le plus grand bonheur de tous. Un peu plus tard dans l’après-midi, ils retournèrent dans la salle de banquet prendre un dessert composé de crêpes, de gâteaux au miel et de tartes aux fruits, amenés par les domestiques depuis les fermettes où ils logeaient. Le soir venu, la fête continua avec des danses et des chansons, les trouvères et les ménestrels récitèrent plusieurs légendes comme la Chanson de Roland. Ce banquet d'inauguration fut une grande réussite. Il marquait le début de la vie du château de Potelle, où de nombreuses alliances se conclurent entre plusieurs seigneurs, mais aussi de celle de Gilles de Mortagne. Ce jour-là, tous les habitants de Potelle partagèrent un moment de joie et de fierté.
Une histoire imaginée par les élèves de 502 Marchand du collège Louis Pasteur de Somain (59490)
– Encadrés par Mme Potiez (professeure documentaliste) et M. Grandel (professeur d’Histoire)
Catégorie 4e/3e
Lauréat : club d'élèves de 4e, collège Robert-Desnos (Masny)
Les élèves de cette catégorie devaient réaliser une vidéo de 3 à 5 mn. sur un sujet en lien avec l'Antiquité, l'histoire ou le patrimoine.
Les grands gagnants, un club d’élèves de 4e du collège Robert-Desnos de Masny, encadrés par Mme Ravez et Mme Bafcops, ont imaginé "Les recettes de mamie Gisèle". Leur histoire nous entraîne aux côtés de Mamie Gisèle et de son équipe, partis à la recherche d’un maroilles après que son petit-fils a dévoré le fromage destiné à la préparation d’une tarte. Une aventure savoureuse et pleine d’humour qui met à l’honneur l’un des grands symboles culinaires du département.
Les gagnants auront la chance profiter d'une journée de découverte au Forum antique de Bavay et au château fort de Potelle le 28 mai, offerte par le Département.

