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23 novembre 2021

Violences conjugales : les informations utiles pour dire stop

Selon l'observatoire national des violences faites aux femmes, 220 000 femmes sont chaque année victimes de violences commises par leur conjoint ou ex-conjoint. Un traumatisme également pour les enfants exposés à ces violences. Quels sont les différents types de violences ? Qui contacter ? On fait le point.

Comment définir les violences conjugales ?

Distinguer conflits et violences

Dans un premier temps, il est important de distinguer conflits et violences.

Le conflit se traduit par une opposition, une tension, une mésentente au sein de couple. L’issue d’un conflit n’est jamais prévisible, celui-ci peut dégénérer et prendre des formes extrêmement violentes : destructions de biens, agressions verbales mais aussi physiques plus ou moins graves. Cependant quel que soit le conflit et sa gravité, le rapport de domination d’un partenaire sur l’autre est absent. Chaque partenaire peut être à l’initiative du conflit mais les partenaires sont sur un pied d’égalité. 

On parle de violences conjugales quand l’un des partenaires – toujours le même – exerce une domination sur l’autre qui se trouve soumis et installé dans une situation de vulnérabilité. Dans cette relation, l’égalité est abolie et les rôles sont figés : un auteur et une victime, voire des victimes si le couple a des enfants.

Différents types de violences

Le partenaire maltraitant peut exercer plusieurs types de violences :

  • la violence verbale (attaques verbales, des insultes, des scènes de jalousie, des menaces, des chantages…)
  • la violence psychologique ( dénigrer, humilier, menacer, dégrader, critiquer, faire douter le conjoint de sa valeur. Elle prend aussi la forme d’un contrôle de ses activités, de ses fréquentations, de son apparence vestimentaire…Elle se traduit encore par l’absence totale de communication (mutisme, indifférence), ou par des manœuvres pour isoler la victime de ses proches et de ses amis)
  • la violence physique (concerne l’ensemble des atteintes physiques au corps. Elle peut s’exercer par différents moyens : bousculades, petites tapes, gifles, coups de poing ou de pied, strangulation, brûlures ou à l’aide d’objets)
  • la violence sexuelle (l'agresseur impose à la victime des actes ou des pratiques sexuelles dont elle n’a pas envie : viol conjugal, prostitution forcée, etc. Il utilise le chantage, la menace, la surprise, la contrainte physique. Il peut interdire l’usage de contraceptifs, contraindre la poursuite d’une grossesse ou obliger à l’interrompre)
  • la violence financière (contrôle économique et/ou professionnel de l’autre. Elle peut aboutir à une privation de biens essentiels ou de moyens financiers)
  • la violence administrative (elle se produit lorsque la victime est privée de documents administratifs comme les pièces d’identité, la carte santé… qui donnent la liberté de se déplacer, permettent d’accéder à des droits sociaux)
  • la cyberviolence (création de faux profils sur les réseaux sociaux, campagnes de dénigrement, « doxing », « stalking », diffusion ou menace de diffusion de photos intimes ou sexuelles…)

Un partenaire maltraitant installe et exerce son emprise dès le début de la relation. Toutefois, durant les premiers temps, les manifestations de cette emprise sont le plus souvent peu visibles ou difficiles à identifier. Elles vont fatalement se renforcer au fil du temps et constituer un cycle de violences avec différentes phases.

Les enfants sont aussi des victimes

Les enfants sont des victimes de la violence domestique, y compris en tant que témoins de violence au sein de la famille.

L’impact des violences sur les enfants peut se manifester par un stress post-traumatique et/ou une diversité d’effets négatifs affectant tant son développement (fonctionnement cognitif et émotionnel perturbés, santé dégradée), que ses conduites. L'enfant peut manifester des problèmes extériorisés, comme l’agressivité et l’usage de la violence, ou intériorisés, dont la dépression et la propension à être victime.

40 à 60 % des enfants victimes de violences conjugales sont aussi victimes de violences physiques exercées contre eux par leur père ou leur beau-père.

Qui contacter ?

Des numéros nationaux gratuits

Victime ou témoin de violences conjugales, plusieurs numéros nationaux gratuits sont disponibles pour obtenir de l'aide et de l'écoute.

  • Le 3919, numéro national d’appel accessible 24h/24 pour les victimes de violences conjugales (appel anonyme et gratuit depuis un  téléphone fixe).
  • les services de police et de gendarmerie au 112
  • En cas de besoin d’hébergement urgent, composer le 115 (SAMU SOCIAL). Ce service gratuit fonctionne 24h/24 et donne les coordonnées de l’établissement le plus proche susceptible d’offrir un accueil à une victime de violences au sein d’un couple.

Vous pouvez aussi consulter le site du gouvernement arrêtons les violences.

Pour les enfants victimes de violences conjugales, vous pouvez appeler le 119 : Service national d’accueil téléphonique pour l’enfance en danger (SNATED)

Près de chez vous

Plusieurs associations accueillent, orientent et accompagnent les victimes de violences conjugales et leurs enfants.

SOLFA (Solidarités Femmes Accueil) – 94, rue de Wazemmes, LILLE - www.solfa.fr

  • Brunehaut Enfant : consultations psychologiques pour enfants et mamans victimes de violences conjugales – 09 71 55 23 12 – brunehautenfant@asso-solfa.fr
  • Hazebrouck : Accueil de jour et antenne mobile ENTR’ELLES – 16, rue Donckèle – 03 28 44 43 77
  • Dunkerque : Centre d’accueil d’urgence SEDIRE – Rue du 11-novembre – 03 28 26 46 75
  • Douai : Accueil de jour SIMONE – 30, rue de la Cloche – 07 66 12 09 20

Association Louise Michel,  soutien thérapeutique pour les enfants victimes de violences conjugales – 75, chaussée de l’Hôtel-de-Ville, VILLENEUVE D’ASCQ – 03 20 47 45 15   www.associationlouisemichel.com

Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles CIDFF 

  • Site Flandres : 50, rue du Jeu-de-Mail, Dunkerque – 03 28 59 29 30 
  • Site Territoires Lille Métropole – Hainaut – Sambre-Avesnois – Cambrésis : 198, rue de Lille, Roubaix – 03 20 70 22 18   

Service SOLVEIG- Association HAVRE, 13 rue du Chemin Vert 59360 Le Cateau Cambrésis -  06 69 63 21 54;  referenteviolenceconjugale.havre@orange.fr

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